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L'exploitation de l'ocre

On peut supposer (les preuves écrites ou géologiques, à ce jour, nous manquent) qu’aux XIe – XIIe siècles et sans doute avant, l’ocre était retirée de carrières, bien en contrebas du village. Un terrain très accidenté, situé dans la zone ocrière, en serait la preuve et, dans les cartes anciennes, ce lieu est appelé " Les Anciennes Ocreries ". Au fil du temps, on en vint à l’exploitation minière, c’est-à-dire en creusant puits et galeries.

Cette dernière forme d’exploitation nous est souvent décrite par des savants et érudits du XVIIIe siècle *. Tous s’accordent à dire qu’il s’agissait d’une pratique très difficile, présentant bien sûr des risques, et demandant un grand savoir-faire.

* Lemonnier en 1740, Guettard en 1779, Dietrich en 1785.


On creusait des puits, larges de 1m50 environ, et pouvant descendre jusqu’à 30m de profondeur. Il fallait traverser d’épaisses couches de terres argileuses, incrustées de cailloux, puis très souvent des bancs de grès très dur, qu’il fallait détruire à l’aide pics et, parfois, par explosion, puis à nouveau une couche de terre argileuse, avant d’arriver, enfin, à la couche d’ocre… Les ocriers établissaient alors un réseau de galeries horizontales disposées en étoiles autour du puits.

L’ocre se présentait généralement sous forme de lits de 30 à 40 cm d’épaisseur et de 1 à 2m de largeur. Le " filon " long, de 100 à 130 m environ reposait sur un fond de sable blanc très fin **

** Au XIXe siècle, ce sable était utilisé par les verreries de Vierzon


L’ouvrier ayant l’ocre à hauteur de tête, retirait d’abord le sable, puis attaquait l’ocre en enfonçant des coins à grands coups de mailloche.

Les blocs d’ocre ainsi dégagés et toute la terre et les roches retirées des puits étaient sortis à l’air libre dans de grands paniers d’osier. Ces paniers (des bannées) étaient ensuite accrochés à une corde de chanvre qui passait autour d’une roue portée par un chevalet situé au-dessus du puits.

 
Les outils

Les outils étaient très rudimentaires (pics, pioches, pelles). Dans les galeries, les ouvriers s’éclairaient avec des lampes à l’huile à plusieurs becs, disposés en étoile.

Ces lampes étaient exclusivement alimentées à l’huile d’olive, beaucoup plus éclairante et dégageant beaucoup moins de fumée que les autres huiles.

Indépendamment de la production de lumière, ces lampes servaient de témoins, en cas de présence d’une poche de gaz, au fond de la mine.

 
95 tonnes d'ocre

Puits et galeries étaient solidement étayés, mais l’humidité était constante, et les éboulements fréquents. Les chroniques locales ont gardé les souvenirs d’accidents meurtriers.

Chaque puits creusé avec ses galeries pouvait produire en moyenne 95 tonnes d’ocre.

En 1785, on comptait 3 puits en activité. Ils étaient exploités chacun par uun " maître " et de 3 à 5 ouvriers. Le maître gagnait 20 sous par jour et les ouvriers 12 sous.

Document rédigé d'après : Jean-Yves Ribault, étude pour "Pigments et Colorants", CNRS Éditions, 1990. Claude Débéda, L'ocre de Saint-Georges-sur-la-Prée, Musée de l'Ocre INPS, 2000.

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